IDéNum
À lire égalementIl est parfaitement possible de naviguer sur Internet de manière anonyme ou avec des pseudonymes. Toutefois, l’internaute a également de plus en plus souvent besoin de prouver son identité, ne serait-ce que pour accéder à son compte bancaire et effectuer des virements ou encore pour procéder à des démarches administratives en ligne.
Cette multiplicité des systèmes entraîne ainsi une inflation du nombre de mots de passe et de codes secrets à mémoriser pour l’internaute, des surcoûts pour l’entreprise ainsi que des niveaux disparates de sécurité des données personnelles comme des transactions. Au final, ces inconvénients constituent un véritable frein au développement de services personnalisés en ligne.
Sur le plan international, la Suisse a annoncé, le 11 février dernier, le lancement pour mai 2010 de la SuisseID, le premier produit standardisé destiné à servir de preuve d'identité électronique sécurisée. Faute de moyens fiables d'identification, la France accuse un retard par rapport à ses voisins européens en matière de services en ligne à forte valeur ajoutée, qui appellent un degré d’authentification bien supérieur à celui que procure le couple « identifiant/mot de passe ». En outre, les internautes ne disposent pas d’un outil leur permettant de signer en ligne des abonnements, des avenants à des contrats d’assurance, des ordres bancaires… Afin de proposer ces services, les grands organismes (administrations, grandes entreprises, banques, assurances) ont été amenés à mettre en place des solutions propriétaires sécurisées (CD, SMS, liste de codes à usage unique, générateur de mots de passe…) limitées à leurs seuls services.
Afin de lever ces obstacles, Nathalie Kosciusko-Morizet a lancé, le 1er février 2010, avec les principaux acteurs des secteurs concernés, le label IDéNum ou l’identité numérique multi-services. Publié le 02-06-2010 Mots clés : authentification - identité numérique - idenum - numérique - sécurisation des données - services en ligne
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